Certaines légendes de vieux maîtres nous narrent cependant la présence de femmes Capoeiristes (comme Dona Alice, Idalania, Maria Palmeirao) qui ont su prouver leur capacité et leur force face aux hommes Capoeiristes.
De nombreuses femmes voulaient pratiquer, mais leur famille s'y opposaient farouchement à cause de la réputation de la Capoeira a cette époque.
Mais, petit à petit, elles seront quelques- unes à la pratiquer. Les premières qui oseront franchir l'obstacle moral de l'époque sont les proches des professeurs, les amies des amies, leurs filles...
Les années 80 ont vu la Capoeira envahir les académies,, les clubs et quelques écoles qui commencent à reconnaître cet art.
Les femmes représentent 10% des pratiquants au Brésil, mais laCapoeira reste néanmoins un milieu a majorité masculine, voire quelque peu machiste.
Quand la Capoeira prit son essor dans le monde, ce sont les élèves européennes et américaines qui vont faire grossir le nombre de femme dans cet art. Les nouveaux et nouvelles élèves vont aller au Brésil pour en apprendre davantage sur les pratiques et origines de la Capoeira. Ces rencontres et recherches vont contribuer à l'ouverture des Brésiliens pour la Capoeira.
Aujourd'hui, les femmes viennent à la Capoeira pour se défouler après le travail, pour apprendre à bouger, à retrouver une bonne condition physique et à se maintenir. C'est également pour l'énergie dégagé, la danse et le swing.
La Capoeira trouve une alliée auprès des femmes, qui sont souvent plus petite, plus minces et plus futées. Beaucoup de filles entre sept et quinze ans trouvent dans la Capoeira un moyen d'expression.
Le troisième âge a commencé à apprendre la Capoeira depuis quelques années au Brésil, et des femmes de quarante a soixante ans pratiquent des formes spéciales de cet art. Cela peut se passer dans une piscine et la Capoeira aquatique est une réalité, ce qui montre les capacités d'évolution de cet art martial. Tout dépend de l'imagination du professeur.
Quelques femmes ont conquis le titre de maître. Elles sont rares car elles doivent se battre davantage que les hommes. Heureusement, les temps changent.
Les filles et femmes qui pratiquent la Capoeira apporteront sans doute un regard plus large sur cet art, qui a davantage besoin d'intelligence que de force physique.


