Chanter, danser et se battre en même temps, c'est la Capoeira !

Chanter, danser et se battre en même temps, c'est la Capoeira !
Apprendre à danser, se battre et chanter en même temps ? C'est possible et c'est brésilien ! Technique de combat camouflée en danse tribale, la capoeira connaît depuis quelques années un succès fou. Studyrama s'est penché sur cet étrange phénomène... Par Sphanie Marpinard.

Une pratique née de l'esclavage
À
l'origine, la capoeira est un art martial élabo secrètement par les noirs du Brésil, à l'époque des révoltes et de la crise du système esclavagiste. Les esclaves, pour la plupart, originaires d'Angola, imaginent un moyen de combattre leurs oppresseurs. Ils s'enseignent mutuellement leur savoir et inventent une technique de guérilla. Les négriers, comprenant que les esclaves sont en train de développer un art martial d'une grande efficacité, l'interdisent immédiatement. Ceux qui sont pris à pratiquer cette technique sont, tout simplement, tués sur-le-champ ou gravement mutilés.

C
'est alors que les esclaves ont l'idée d'exécuter ces mouvements sous l'apparence d'une danse. Les "maîtres" portugais n'y voient que du feu ! Certains rythmes joués au berimbau, l'instrument principal de la capoeira, préviennent les participants que leurs maîtres approchent et les esclaves se mettent à utiliser des mouvements plus souples, plus proches de la danse que du combat. La capoeira est née... Une fois l'esclavage aboli, la capoeira n'est plus cessaire pour lier les esclaves entre eux. Son utilisation commence alors à dégénérer en une sorte de combat de rue entre bandes rivales, et l'emploi de lames de rasoirs devient chose courante.
Clan
destine jusqu'à la fin des années 30, la capoeira est réhabilitée par le légendaire "Mestre" Bimba et devient une discipline à l'image des arts martiaux d'Extrême-Orient. Esthétique et empli de grâce, l'art de la capoeira caractérise, aujourd'hui, à l'instar du football et de la samba, le Brésil d'un point de vue culturel et sportif et a largement dépassé les frontières "auriverde".
La
capoeira, version française
La Fr
ance ne disposant pas encore de fédération, il est difficile de connaître exactement le nombre de pratiquants. Une chose est sûre, la danse de combat brésilienne fait sormais partie des sports à la mode et cet engouement dépasse largement le cadre des 5 000 ressortissants brésiliens recensés en Île-de-France. La grande majorité des capoeiristes est issue de la génération des 15-30 ans et provient de tous les milieux sociaux.
À la différence des autres sports de combats, la capoeira n'est pas un sport de contact. Les coups ne sont pas portés, et il n'y a ni gagnant, ni perdant. C'est une sorte de jeu, une synthèse de musique, de chant, de danse et de sport. C'est aussi, un art de vivre... Plus que la technique, il faut en comprendre la philosophie. Le professeur est le "maître", et on lui doit obéissance et respect. Il existe plusieurs formes de capoeira : la Régionale (version rapide), l'Angola (version lente), la Stylisée (version inspirée des rues), l'Acrobatique... Les méthodes enseignées varient souvent d'un "maître" à l'autre, selon le style d'école dont le professeur est lui-même, issu.
N'e
st pas capoeiriste qui veut...
La
capoeira peut être considérée comme un sport ludique, mais sa pratique nécessite, tout de même, plusieurs années d'entraînement avant de parvenir à réaliser certaines figures. N'imaginez pas, par exemple, réussir au bout de quelques mois, à faire virevolter vos jambes pour repousser l'assaillant, en équilibre sur vos bras ou votre tête. Ces figures spectaculaires sont réservées aux plus expérimentés ! La capoeira reste une discipline acrobatique et très physique. Souplesse, rapidité, et agilité sont donc de rigueur. Sans oublier un certain sens du rythme ! N'oubliez pas que les combats se déroulent en musique, et qu'un capoeiriste apprend aussi bien à se battre, qu'à chanter et à jouer.
Chaq
ue rythme correspond à un enchaînement de mouvements : "la danse à faire tomber", "la danse au sol"... Par ce biais, les musiciens influencent la rencontre entre les deux capoeiristes, la rendent agressive, calment le jeu ou décident de la fin du combat. Pour pouvoir progresser dans l'apprentissage de la capoeira, il est recommandé d'assister aux cours, au moins 2 fois par semaine. La capoeira nécessite un entraînement individuel pour travailler la souplesse qui s'acquiert par une pratique quotidienne, mais aussi par une répétition régulière des chants, indispensables au bon déroulement de la "Ronde". Les cours durent en général 2 heures et se composent d'un échauffement, de l'apprentissage des mouvements et se terminent par la "Roda" (début du jeu avec son adversaire).
Les écoles ne manquent pas dans la capitale. La danse brésilienne de combat se pratique dans une dizaine d'arrondissements de Paris et le prix varie selon les associations, l'âge et le niveau du capoeiriste, entre 8 et 13 ¤ le cours. Qu'elle soit exercée pour son plaisir personnel ou à haut niveau, la capoeira est le sport idéal pour apprendre à contrôler ses émotions. Autant dire qu'il est recommandé à tous les étudiants de pratiquer cette danse tribale sans modération !

# Posté le mercredi 25 janvier 2006 12:24

Mouvement animé

Mouvement animé
La Ginga, le mouvement de base. C'est a partir de ce mouvement que tout se fait.

# Posté le mercredi 25 janvier 2006 12:41

Armada

Armada
L'armada est un mouvement d'attaque très efficace.
Pour l'exécuter le capoeiriste est placé en face de son adversaire.
Il fait un mouvement de rotation du buste afin d'effectuer un grand mouvement circulaire
avec sa jambe arrière la plus raide possible.
La mâchoire ou la tête est visée.
La jambe ne doit pas rester trop longtemps en l'air
car elle pourrait être utilisée pas l'adversaire pour le renverser.

# Posté le mercredi 25 janvier 2006 12:44

Meia lua de compasso

Meia lua de compasso
En partant de la base, on place les 2 mains au sol en faisant pivoter le corps sur la jambe d'appui.
L'autre jambe reste tendue le pied contracté.
Le capoeiriste est dos a l'adversaire, il le regarde entre ses jambes la tête en bas,
et d'un geste vif frappe avec le talon en visant la tête, derrière la nuque,
ou tout simplement les jambes pour le balayer.

# Posté le mercredi 25 janvier 2006 12:46

Queixada

Queixada
A l'inverse de Meia-lua, le pied part dans ce cas de l'intérieur.
Il existe plusieurs manières de placer une queixada.
La plus commune étant en partant de la base.
On déplace le pied arrière pour venir le placer juste derrière le pied avant.
Ce déplacement permet de s'équilibrer au dessus de ce pied afin de donner la queixada avec le pied avant.
Le coup est donné avec le coté du pied.
Celui ci étant redressé vers le haut en forme de L

# Posté le mercredi 25 janvier 2006 12:48